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A Voice Wrapped in Smoke

A Voice Wrapped in Smoke

Taxes incluses.

Bientôt aux enchères

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"A Voice Wrapped in Smoke" commence avec une silhouette que tout le monde reconnaît avant même de pouvoir la nommer. La haute beehive, le trait du dramatique winged eyeliner, un bras svelte tatoué enroulé autour d'un microphone vintage : ce ne sont pas des notes de mode, c'est le raccourci qu'une génération a appris par cœur. Ce qui émerge ici de l'obscurité n'est pas un portrait de style, c'est le portrait d'une femme dont le style et la voix étaient devenus une même chose.

Pas de peinture. Pas d'impression. Pas d'encre. Le visage, la beehive, le microphone, tout cela est gratté dans la surface du verre acrylique, construit par soustraction plutôt que par addition. Là où un autre artiste poserait du pigment, cette œuvre l'enlève, laissant le noir et l'argent lumineux porter à la place le poids de la mémoire.

L'image est toujours présente, elle n'attend pas la lumière pour exister. Mais la lumière lui donne de la profondeur : sous une lumière directe, les rayures captent et réfléchissent, le contraste s'approfondit, les yeux et les plans sculpturaux du visage gagnant une sorte de souffle. Elle se lit différemment selon les angles, sans jamais perdre l'image. La lumière ne crée pas ce visage. Elle l'affûte.

De l'autre côté de la pièce, l'œuvre se lit comme monumentale, un geste dramatique suspendu dans un noir pur, un espace négatif immense qui se resserre autour d'elle. De près, ce même geste se dissout en un champ de rayures contrôlées, pour ne redevenir un visage que lorsque l'on recule. L'attitude et la vulnérabilité habitent cette même distance, assez proche pour voir le dommage, assez loin pour voir la personne.

L'esthétique de Winehouse n'a jamais été séparée de sa sonorité : l'eyeliner comme armure, la beehive comme défi, la voix comme confession. Cette pièce demande ce qui reste lorsqu'un style aussi complet devient inséparable de la femme qui le porte, lorsque l'icône et l'individu ne peuvent plus être dissociés. Tenue uniquement dans le noir et l'argent, brute plutôt que glamour, elle résiste à devenir illustration et reste plutôt une étude d'une femme prise, en permanence, entre l'attitude et la vulnérabilité.

"A Voice Wrapped in Smoke" poursuit la série Art with Scratch de Tijs Dragtsma, dans laquelle les images sont construites par des dégâts de surface contrôlés plutôt que par du pigment ou de l'impression. Un langage visuel où le dommage n'est pas destruction, mais structure.

"Même dans la fumée, une voix comme celle-là ne pourrait jamais disparaître."

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